Convergence citoyenne pour la transition energetique
A l'initiative des collectifs contre le gaz de schiste

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Compte Rendu de l'atelier Décisions et institutions, du local au (...)

vendredi 7 août 2015, par Gilles Quiniou

Compte Rendu de l’atelier Décisions et institutions, du local au global

Forum de l’écologie Radicale sur l’énergie, Nîmes, 31 janvier 2015

Yannick Louche, élu local dans la vallée du Galeizon

La vallée dispose de massifs forestiers importants ; classée Natura 2000 ; contexte social difficile, avec de nombreuses personnes en situation de précarité énergétique.

Les collectivités locales ont de nombreuses possibilités d’action, auxquelles il faut apporter de la cohérence avec une approche globale. Les territoires doivent être ambitieux, quelque soit leur taille et leur poids économique, et les acteurs locaux doivent engager des programmes eux mêmes, sinon d’autres viendront le faire de l’extérieur (implantation d’E.on par exemple).

Ce qui se fait dans la vallée :

- mise en place d’un Agenda 21 pour encadrer les actions

- bâtiment témoin comme support d’éducation à l’environnement (isolation, chauffage, consommation d’énergie etc.)

- mise en place de réseaux chaleur-bois (installation de chaudières bois chez les bailleurs de logements sociaux, création d’un circuit court avec un programme d’insertion sociale)

- rénovation de l’éclairage publique

- collaboration avec un groupe universitaire pour une recherche sur comment être neutre en émissions de gaz à effet de serre (exploration du potentiel local en géothermie, petit hydraulique)

Geneviève Blanc, élue pour le canton d’Anduze

Le Gard est très concerné par le réchauffement climatique car il subit des événements climatiques extrêmes, comme l’ont rappelé les inondations de l’automne dernier.

Les questions d’environnement et d’énergie représentent aujourd’hui un enjeu démocratique majeur. C’est un projet politique de long terme, qui demande de faire évoluer les institutions et les mentalités en même temps, de développer des modes de production et de consommation responsables, de développer des outils de concertation.

Le CG a publié les 11 Défis pour faire face au changement climatique dans le Gard. C’est un programme global (eau, énergie, mobilité, agriculture, logement, éducation, gestion des risques) pour intégrer la problématique du changement climatique dans l’aménagement du territoire.

Les marchés publics des collectivités représentent 10 % du PIB, il y a donc des possibilités d’actions importantes.

Alain Dordé, les Amis de la Terre

La question du lien entre le local et le global se pose, car même s’il existe des leviers d’action au niveau local, dans les négociations internationales ce sont les enjeux géopolitiques et économiques qui dominent. Les négociateurs sont déconnectés du terrain, et les orientations internationales (économiques, énergétiques, sociales) ne vont pour l’instant pas dans le sens qu’il faudrait pour résoudre les problèmes écologiques.

Peut-il sortir quelque chose des négociations climatiques et de la COP21 qui se tiendra en Décembre à Paris ? Pas vraiment. Tout ce qui est proposé sont de fausses solutions. La seule chose qui avance tout doucement c’est le fonds vert pour l’environnement (notamment destiné à aider les pays pauvres face au réchauffement climatique), c’est à dire de l’argent. Comme si donner de l’argent était la seule perspective politique possible face aux crises écologiques.

Discussion

Pourrait être intéressant de profiter de la COP21 pour faire remonter les initiatives locales.

Les avis divergent sur l’intérêt à porter au sommet climat. Certains pensent qu’un accord serait un signal fort qui aiderait à sensibiliser et solidariser les populations du monde sur la question. D’autres pensent que ces négociations ne sont qu’une hypocrisie, et qu’un accord pourrait endormir les mouvements sociaux.

Débat autour de l’adaptation et de la prévention. La logique internationale d’adaptation passe aujourd’hui par l’argent et le marché : verser de l’argent aux pays pauvres, qui pourront alors acheter les services et technologies « écolos » des multinationales. On peut s’adapter au réchauffement climatique en maintenant le système en place.

Au contraire, une logique de prévention se penche sur les causes du réchauffement climatique (et autres problèmes écolos) pour s’y attaquer directement, et questionne donc le système politico-économique comme potentiel responsable de la situation.

Beaucoup de ces questions renvoient à celle de la représentation politique et du système démocratique .

Mobilisation : tout le monde n’ira pas à Paris pour la COP21. Ce serait bien d’organiser des actions locales pour sensibiliser tout le monde.

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